

La Fed se trouve véritablement prise entre le marteau et l’enclume.
Elle ne peut pas éternellement poursuivre sa politique d’intérêt zéro,
ses achats de bons du Trésor américain à hauteur de 45 milliards et de
40 milliards de dollars de titres hypothécaires (MBS) chaque mois. Les
risques qu’une telle politique fait peser sur le système financier
mondial deviennent trop grands et augmentent chaque mois. Les bulles sur
les actifs boursiers ou immobiliers découlent directement de la
création monétaire à outrance de la Fed.
En 2013, le total du bilan de la Fed va déjà passer de 3 100
milliards de dollars à plus de 4 000 milliards de dollars. A ce train,
le total atteindra 6 000 milliards de dollars en 2016.
La réponse de la banque centrale consistant à dire qu’elle peut
arrêter le programme d’assouplissement quantitatif à tout moment est de
moins en moins crédible. Qui, dans cette éventualité, financera le
nouveau déficit budgétaire?